ImGE / VIQSUEL ANNONCANT LE TITRE

L’agent de la D.G.S.I. jouait les cow-boys en Seine-Saint-Denis. Condamné à cinq mois de prison avec sursis et à 1.500 euros d’amende, Nicolas D., 44 ans, avait consulté les fiches des copropriétaires qui s’opposaient à lui au sein du conseil syndical. Le Tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a tranché.

Au service informatique

Travailler à la D.G.S.I. et présider le conseil syndical de la copropriété dans laquelle l’on réside n’est pas incompatible. Mais lorsque l’on se sert de outils de l‘Etat français pour satisfaire ses propres renseignements cela n’est pas du goût de tous. C’est, pourtant ce qu’à fait à plusieurs reprises cet ex agent chef de groupe au service informatique du service de renseignement. Nicolas D. avait donc consulté les fichiers de police concernant les membres de cette instance contestataires de ses décisions.

Salir la réputation des copropriétaires

Ainsi, Gérard O., soupçonneux après les observations de ce voisin indélicat affirmant qu’il avait « des casseroles au cul » le traitant même d’ « escroc ». Alors, ce dernier, irrité à alerté les services de l’I.J.P.N. estimant que l’indélicat agent de la D.G.S.I. voulait « salir la réputation des copropriétaires ». L’Enquête ouverte mettait au jour les faits déloyaux de l’agent consultant, à plusieurs reprises, le T.A.J. ( Traitement d’antécédents judiciaires ) et du S.I.V. ( Système d’immatriculation des véhicules ).

Traiter des dossier sensibles

Pour se défense le prévenu à évoqué une déformation professionnelle. « On a toujours été sensibilisé à faire attention à notre environnement et aux personnes que l’on peut côtoyer ». Certes, le métier est délicat : « J’avais pour mission de gérer un groupe de vingt-cinq individus pour installer des postes dans des bureaux ». L’homme se sentait menacé alors qu’il était « amené à traiter des dossiers sensibles » estimant la nécessité de faire attention.

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Port d’arme

Cependant, tout son entourage connaissait sa profession. Alors que cette dernière exige un maximum de prudence et de… discrétion, Nicolas D se déplaçait chez le médecin avec son arme de service utilisant même un gyrophare lorsqu’il quittait son domicile avec sa voiture de fonction. Outrepassant ses droits, cet informaticien de la D.G.S.I. nanti d’un permis de port d’arme et disposant d’une arme de service se pavanait surement pour se donner de l’importance. Mais, alors qu’il nous soit permis de nous interroger en quoi le statut d’informaticien lui donne accès à une arme à feu ?

Réformes à mener

Il serait peut-être judicieux que cette utile institution mette plus de transparence pour éviter les dérives de ce genre. Combien sont-ils à posséder, comme cet agent de la D.G.S.I., le pouvoir d’abuser de certains privilèges dans leur intérêt ? Le fait d’utiliser, pour un informaticien un gyrophare et de se promener armé démontre que des réformes sont à mener.

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