image : le professeur Raoult Marseille

Didier Raoult le rebelle, à force de jouer, à juste titre, les persifleurs, risque de subir les fourches caudines de ses pairs. Certains membres de son entourage s’en inquiéteraient. En France, l’on n’aime pas les savants qui montrent le chemin, les doctes qui prétendent « savoir ». Surtout les tempétueux !

Nouveau coup de gueule !

Alors, ce matin, encore, sur B.F.M., chez Jean-Jacques Bourdin, le célèbre microbiologiste, ulcéré par les questions du journaliste a menacé de quitter le plateau. Dans ce combat d’ego qui l’oppose, depuis quelques semaines, à ses adversaires, et une presse soutenue par les lobbys pharmaceutiques, Raoult le rebelle, l’impétueux, montre sa forte personnalité méditerranéenne. Et il à bien raison ! Répétant inlassablement ce qu’il avait dit la veille devant la commission parlementaire, il maintient sa position sur la politique des tests à la française. Il insiste, aussi, sur les conflits d’intérêts bien connus dans la profession.

Tout dire sans crainte

Didier Raoult, énonce tout haut ce que nombre de ses confrères dissimulent ou pensent tout bas, sans jamais le révéler. Car les risques sont cruels et dissuasifs. Combien de « grandes gueules » de la médecine se sont vues privées d’exercice ou persécutées jusque devant les tribunaux pour ces mêmes raisons ? Et, c’est, précisément, ce que redouteraient certains membres de son entourage. Car la masse et la portée des arguments du directeur controversé de l’I.H.U. Méditerranée Infection, virulents, mais sincères, remettent en cause tout un système supervisé par des mandarins quasi indétrônables.

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Archaïque

Face à la commission parlementaire, le scientifique a poursuivit sa critique sur la gestion de l’épidémie par les autorités. Défenseur de l’hydroxychloroquine, pour laquelle il ne comprend que l’on puisse interdire sa commercialisation, il tire à boulet rouge sur le conseil scientifique. Durant son audition, chargé d’éclairer les décisions gouvernementales, il égratigne les responsables sanitaires, avec des accusations graves mais assumées. Et, c’est bien cela qui pourrait, dans un avenir très proche, lui coûter cher. Le monde impitoyable de la science trop imbu de sa position, risque de rétorquer. Ses récriminations, notamment celle portant sur sa stratégie de dépistage très large, où il déclare  » archaïque «  l’organisation des tests dans le pays, ses dénigrements envers les deux centres nationaux de référence sur la grippe voulant garder la mainmise sur leur réalisation pourraient, en effet, se retourner contre lui.

Phrases assassines

Sur le plan du traitement sur plus de trois mille patients, au sein de son institut, sans l’avoir randomisé, ( reproche de la communauté scientifique ), Didier Raoult envoie valser  critiques et pairs : « Le rite des essais randomisés, qu’on me dise que c’est la doxa, ça ne m’impressionne pas. La randomisation est une espèce de standard très associée à l’industrie pharmaceutique. » Aujourd’hui, toutes ces phrases assassines, toutes ses prises de positions, courageuses, inquièteraient ses proches. Notamment ceux qui soutiennent ses efforts depuis le début de la crise parmi lesquels les malades guéris. Alors, faut-il, que, désormais, le professeur se taise et face mea-culpa, présente des excuses ? Ce serait bien mal connaître l’homme, qui semble t’il, n’a pas peur des représailles et ignore les tartines portées à son encontre. Pour lui, comme pour d’autres, remettre en cause le pouvoir de la communauté scientifique, n’est pas considéré comme du complotisme.

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